Les joueurs de l'équipe de France ont consacré leur journée de jeudi à la récupération, après être rentrés à leur camp de base d'Aerzen à 04H00 jeudi matin. Après une matinée libre, l'après-midi a été consacrée à des activités réalisées par petits groupes de trois ou quatre joueurs. Soins, footing, sortie en VTT et quelques exercices de musculation étaient au programme notamment pour Gaël Givet, Grégory Coupet et William Gallas. Le préparateur physique Robert Duverne a également fêté ses 39 ans. Dans l'avion qui les ramenait de Munich, le staff et les joueurs ont chanté «Happy Birthday» en son honneur. Vendredi, l'équipe de France doit s'entraîner à 17H30 à Aerzen. Les Bleus rejoindront Berlin samedi, à la veille de la finale face à l'Italie.
Onze de départ
Domenech attend
Le sélectionneur de l'équipe de France n'exclut pas de modifier son onze de départ pour la finale de la Coupe du monde contre l'Italie, dimanche. Maintenir l'équipe qui a débuté les trois précédentes rencontres est «une possibilité» a-t-il fait savoir, jeudi. «Je ne me suis pas déterminé là-dessus. Je dois voir les Italiens, et notre état de fraîcheur physique et mentale. Je ne sais pas où en sont les joueurs. Je ne les vois pas les lendemains de matches, ils dorment toute la journée et font un peu de décrassage».
Selon toute vraisemblance, l'équipe de France devrait disputer sa finale de Coupe du monde contre l'Italie dans la tenue blanc - blanc - blanc (maillot, short, chaussettes) qu'elle arbore depuis les huitièmes de finale. «Officiellement, c'est l'Italie qui reçoit, elle a donc le droit de choisir l'heure de l'entraînement, le vestiaire, le maillot, expose Raymond Domenech. Comme elle joue tout en bleu...». Le sélectionneur affirme qu'il n'y a aucune superstition dans le fait que les Bleus jouent en blanc depuis leur succès fondateur en huitième de finale contre l'Espagne (3-1), même quand ce n'est pas indispensable, comme par exemple contre le Brésil (1-0). «C'est par pur esthétisme, dit-il. J'aime bien les équipes qui jouent avec une couleur unie, je n'aime pas les découpes de couleur (sic). Comme le bleu est souvent présent chez l'adversaire, on se reporte sur le blanc. Je préfère jouer ou tout en bleu ou tout en blanc.»
Dimanche à Berlin, l'Argentin Horacio Elizondo aura la lourde tache de faire respecter des règles du jeu lors de la finale. Il boucle la boucle après avoir arbitré le match d'ouverture Allemagne-Costa Rica (4-2), un mois plus tôt à Munich. Il a également dirigé le quart de finale entre le Portugal et l'Angleterre (0-0, 3 tab à 1), n'hésitant pas à expulser Wayne Rooney pour un acte violent, mais n'a pas eu à diriger un match de l'Italie ou de la France. Professeur d'EPS, il a dirigé son premier match international en 1996 et a participé entre autres à la Copa America 1997 et 1999, au Championnat du monde des clubs en 2000 et au Tournoi olympique en 2004.
ITALIE - FRANCE
Le latéral gauche de l'équipe de France avait fait une prophétie avant le huitième de finale contre l'Espagne (3-1) : il la réitère à quatre jours de la finale de la Coupe du monde contre l'Italie. «Je vais me prononcer en avance, comme je l'avais fait avant France - Espagne : nous, on a Zidane et les Italiens ne l'ont pas, a lancé Eric Abidal à Munich. Il fera encore la différence. On a tous voulu qu'il finisse sur une bonne note, on a fait le boulot pour l'amener au 9 juillet, il posera la touche finale.» Le sélectionneur italien ne le démentira pas. Marcello Lippi considère Zinédine Zidane comme le meilleur joueur des vingt dernières années, ce qui nous ramène directement à Diego Maradona.